La Trinité, le Tawhid, et le Monothéisme

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Le Tawhid (توحيد ), la Trinité (الثالوث) et la croyance monothéiste en un seul Dieu

Si vous êtes comme moi, vous avez eu du mal à comprendre les différences entre le christianisme et l’islam concernant Dieu. La doctrine de Dieu est suffisamment difficile à saisir en elle-même sans parler de sonder les différences entre les chrétiens et les musulmans.

Vous avez peut-être entendu parler du fait que les chrétiens croient que 1+1+1=1 ?1 Vous n’êtes peut-être pas sûr(e) de ce que signifie le tawhid, la Chahada ou le shirk. Ou peut-être êtes-vous tellement perplexe que vous avez abandonné l’idée d’essayer de comprendre les différences et avez conclu, « Les chrétiens et les musulmans vénèrent le même Dieu », ou « Allah s’y connait le mieux ».

Si vous avez du mal à comprendre les différences et leur importance, alors continuez à lire. Elles comptent éternellement!

Les chrétiens et les musulmans sont Monothéistes

La croyance en un seul Dieu est au cœur de l’islam et du christianisme. Les chrétiens et les musulmans sont monothéistes.

Image de la Chahada, écrite en calligraphie arabe
La Chahada, écrit en calligraphie arabe

La doctrine musulmane du monothéisme est reconnue dans la chahada, premier pilier de l’islam,

Il n’y a aucun autre Dieu qu’Allah, et Muhammad est le messager d’Allah.
لا اله الا الله محمد رسول الل

Comme dans l’islam, le monothéisme est une doctrine centrale dans le christianisme. Elle était enseignée par Moïse :

Deutéronome 6:4 Ecoute, Israël ! l’Eternel, notre Dieu, est le seul Eternel.

Jésus a affirmé le monothéisme comme partie intégrante du premier et plus grand commandement,

Marc 12:28-30 Un des scribes, qui les avait entendus discuter, sachant que Jésus avait bien répondu aux sadducéens, s’approcha, et lui demanda : Quel est le premier de tous les commandements ? Jésus répondit : Voici le premier : Ecoute, Israël, le Seigneur, notre Dieu, est l’unique Seigneur ; et : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force.

Le Tawhid et la Trinité

Donc, si les chrétiens et les musulmans sont monothéistes, quelle est la différence ? La différence est la suivante :

  • Le monothéisme chrétien est Trinitaire.
  • Le monothéisme musulman est Unitaire ou Tawhid.1L’unitarisme est une croyance monothéiste commune à l’islam, au judaïsme rabbinique, au sikhisme, à un mouvement du 16ème siècle nommé  Unitarisme, et aux témoins de Jehovah. Au quatrième siècle, il y eut un mouvement unitaire dans le christianisme nommé Arianisme. L’arianisme fut condamné comme hérétique par l’église chrétienne et le monothéisme biblique a été expliqué dans le Symbole de Nicée.

Il n’existe qu’un seul Dieu (monothéisme), mais il existe plusieurs types de monothéisme.2Le monothéisme n’est pas « mono »

La question est donc, Quelle forme de monothéisme est vraie : le Trinitaire ou l’Unitaire (Tawhid) ? La vraie définition est-elle celle du monothéisme Trinitaire ou celle du monothéisme Unitaire (Tawhid) ?

Beaucoup de musulmans pensent que le monothéisme trinitaire est shirk, le péché impardonnable de l’association de partenaires ou de semblables à Dieu (Coran 5:17).3Le rejet par le Coran du shirk est catégorique et absolu (une déclaration concise se trouve dans le Coran 112).  C’est le seul péché pour lequel, même théoriquement, il n’y a pas de pardon. « Certes, Allah ne pardonne pas qu’on lui donne quelqu’associé.  A part cela, Il pardonne à qui Il veut.  Mais quiconque donne à Allah quelqu’associé commet un énorme péché » (Coran 4 : 48). « Certes, Allah ne pardonne pas qu’on lui donne des associés.  A part cela, Il pardonne à qui Il veut.  Quiconque donne des associés à Allah s’égare, très loin dans l’égarement » (Coran 4 : 116). Ceci implique que le shirk est le plus grand de tous les péchés, tous les autres péchés étant moindres. (Mir, Mustansir, « Polytheism and Atheism », in Encyclopedia of Qu’ran, General Editor : Jane Dammen McAuliffe, Georgetown University. Le Coran contient des avertissements fermes contre le shirk.4Coran 34:20-24,
20Et Satan a très certainement rendu véridique sa conjecture à leur égard. Ils l’ont suivi donc, sauf un groupe parmi les croyants. 21Et pourtant il (Iblis Satan) n’avait sur eux aucun pouvoir si ce n’est que Nous voulions distinguer celui qui croyait en l’au-delà et celui qui doutait. Ton Seigneur, cependant, assure la sauvegarde de toute chose. 22Dis : « Invoquez ceux qu’en dehors d’Allah vous prétendez [être des divinités]. Ils ne possèdent même pas le poids d’un atome, ni dans les cieux ni sur la terre. Ils n’ont jamais été associés à leur création et Il n’a personne parmi eux pour Le soutenir. » 23L’intercession auprès de Lui ne profite qu’à celui en faveur duquel Il la permet. Quand ensuite la frayeur se sera éloignée de leurs cœurs, ils diront : « Qu’a dit votre Seigneur ? » Ils répondront : « La Vérité ; C’est Lui le Sublime, le Grand. » 24Dis : « Qui vous nourrit du ciel et de la terre ? » Dis : « Allah. C’est nous ou bien vous qui sommes sur une bonne voie, ou dans un égarement manifeste. »
Coran 35:40,
Dis : « Voyez-vous vos associés que vous invoquez en dehors d’Allah ? Montrez-moi ce qu’ils ont créé de la terre. Ont-ils été associés à la création des cieux ? Ou leur avons-Nous apporté un Livre qui contienne des preuves [pour ce qu’ils font ?] » Non ! Mais ce n’est qu’en tromperie que les injustes (polythéistes et contrevenants, etc.) se font des promesses les uns aux autres.
Coran 46:4,
Dis : « Que pensez-vous de ceux que vous invoquez en dehors d’Allah ? Montrez-moi donc ce qu’ils ont créé de la terre ! Ou ont-ils dans les cieux une participation avec Dieu ? Apportez-moi un Livre antérieur à celui-ci (le Coran) ou même un vestige d’une science (à l’appui de vos affirmations), si vous êtes véridiques. »

Curieusement, le rejet formel de la « Trinité » par le Coran ne concerne pas le monothéisme Trinitaire auquel les chrétiens croient historiquement.5 Le Coran rejette formellement toute doctrine de la Trinité. Cependant, il devrait être souligné que la Trinité telle qu’elle est comprise et rejetée n’est pas la même que celle enseignée par le dogme chrétien, et définie par les conciles tenus avant la révélation du Coran.  La Trinité coranique semble être une triade composée d’Allah, Marie sa compagne, et Jésus leur enfant (cf. V. 116) ; un concept qui rappelle d’une part les triades stellaires du Panthéon pré-islamique, et d’autre part, le culte de Marie qui frisait l’idolâtrie, pratiqué par certaines sectes chrétiennes d’Arabie, les Mariamites et les Collyridiens.  Il est important de noter que les dénis formels du Coran visent ces points de vue qui sont « hérétiques » par rapport à  l’orthodoxie chrétienne elle-même (Anawati, G.C. “ʿĪsā.”, in The Encyclopaedia of Islam, ed. P. Bearman et al. [Leiden: Brill, 1986-2004]).
Toutefois, le rejet de la « Trinité » par le Coran et l’affirmation du monothéisme Unitaire (Tawhid) est problématique car le monothéisme Unitaire (Tawhid) n’a jamais été enseigné par Moïse, les Ecritures de l’Ancien Testament, ni par Jésus, ni par les Ecritures du Nouveau Testament.
L’importance du monothéisme unitaire (Tawhid) pour la théologie islamique renvoie à un jour mythique enseigné dans le Coran comme étant le Jour du Covenant.

Résumé sur le Monothéisme Biblique et la Trinité

Le monothéisme trinitaire est résumé en sept points énoncés ci-dessous :

  1. Le Père est Dieu.
  2. Le Fils est Dieu.
  3. Le Saint-Esprit est Dieu.
  4. Le Père n’est pas le Fils.
  5. Le Fils n’est pas le Saint-Esprit.
  6. Le Saint-Esprit n’est pas le Père.
  7. Il n’y a qu’un seul Dieu.

Quand les chrétiens disent : (1) le Père est Dieu ; (2) Le Fils est Dieu ; et (3) Le Saint-Esprit est Dieu, on identifie qui est Dieu.

Lorsqu’il est dit : (4) Le Père n’est pas le Fils ; (5) Le Fils n’est pas le Saint-Esprit; et (6) Le Saint-Esprit n’est pas le Père, une distinction est faite entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

La septième et dernière déclaration est le plus grand défi « Il n’y a qu’un seul Dieu ». Les Grecs diraient, « Zeus est dieu », « Apollon est dieu » ; et « Dionysos est dieu » et il y a trois dieux. Le christianisme dit que le Père est Dieu, que le Fils est Dieu, que le Saint-Esprit est Dieu et il n’y a qu’un seul Dieu.

Pour vous aider à clarifier les 7 points qui précèdent, veuillez vous reporter au schéma suivant :

Schéma de la relation entre Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit. Les chrétiens et les musulmans sont monothéistes, mais les musulmans suivent un type de monothéisme (Unitaire) qui ne fut enseigné ni par Moïse ni par Jésus. La croyance monothéiste (Trinitarisme) chrétienne est résumée en sept points : 1. Le Père est Dieu. 2. Le Fils est Dieu. 3. Le Saint-Esprit est Dieu. 4. Le Père n’est pas le Fils. 5. Le Fils n’est pas le Saint-Esprit. 6. Le Saint-Esprit n’est pas le Père. 7. Il n’y a qu’un seul Dieu.
Schéma de la relation Trinitaire entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

Comment peut-on faire un choix entre le monothéisme trinitaire et le monothéisme unitaire (Tawhid)? 

Jésus a le pouvoir de définir la vraie forme du monothéisme

Les chrétiens sont monothéistes Trinitaires à cause de l’œuvre de Dieu et sa révélation dans l’histoire6“La relation entre la foi monothéiste chrétienne (doctrine) et l’histoire se trouve dans le Symbole de Nicée (381),
Nous croyons en un seul Dieu, Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre (doctrine), de toutes les choses visibles et invisibles (histoire).
Nous croyons en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré et non créé, consubstantiel au Père (doctrine)et par qui tout a été fait (histoire); qui, pour nous les hommes et pour notre salut (doctrine), est descendu des cieux et s’est incarné par le Saint-Esprit dans la Vierge Marie et a été fait homme. Il a été crucifié pour nous sous Ponce Pilate, il a souffert et a été enseveli ; il est ressuscité des morts le troisième jour, d’après les Écritures ; il est monté aux cieux ; il siège à la droite du Père. De là, il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts et son règne n’aura pas de fin. (histoire)
Nous croyons en l’Esprit-Saint qui règne et donne la vie, qui procède du Père (et du fils), qui a parlé par les prophètes (histoire), qui, avec le Père et avec le Fils, est adoré et glorifié (doctrine) ; nous croyons en une seule Église, universelle et apostolique. Nous confessons un seul baptême pour la rémission des péchés (doctrine); nous attendons la résurrection des morts et la vie du monde à venir. (histoire) Amen.
Le fait que Jésus Christ soit vivant et ressuscité d’entre les morts est la preuve que le monothéisme Trinitaire est vrai. Jésus a plus d’autorité que quiconque, homme ou ange, pour définir le vrai monothéisme.7Mathieu 28:18-20 
18Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi : Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre.19Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit,20et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.
Éphésiens 1:18-21
18et qu’il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints,19et quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force.20Il l’a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes,21au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité, et de tout nom qui se peut nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir.
Hébreux 2:14
14Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable

Jésus a fondé sa vie et ses enseignements sur les Écritures de l’Ancien Testament. Sans aucun doute, l’Ancien et le Nouveau Testament affirment le monothéisme (Deutéronome 6:4; Marc 12:29), mais pas le monothéisme Unitaire (Tawhid).

Les Écritures chrétiennes et juives n’affirment pas le monothéisme Unitaire (Tawhid)

Le premier chapitre de la Bible8Genèse 1:1–2
1Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. 2La terre était informe et vide: il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, et l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux.
Genèse 1:26–27
26Puis Dieu dit: Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. 27Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme.
Jean 1:1–3
1Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. 2Elle était au commencement avec Dieu. 3Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle
établit une forme de monothéisme, mais il ne s’agit pas de la forme Unitaire du monothéisme (Tawhid) trouvée dans le Coran.9Il est important de comprendre que Dieu s’est révélé petit à petit au cours du temps, Avant l’arrivée de la rédemption du Nouveau Testament, les êtres humains connaissaient Dieu de manière moins approfondie. Cette déficience n’est pas un fait secondaire découlant simplement d’une déficience morale ou mentale chez les individus ou dans la société. C’est une conséquence inévitable de la structure même de l’histoire et la structure de la rédemption. La connaissance humaine de Dieu peut seulement augmenter en phase avec les actions rédemptrices qui élaborent le projet de Dieu.
En conséquence, le caractère trinitaire de Dieu n’est révélé et compris dans que de manière confuse, voilée dans l’Ancien Testament. La théologie Trinitaire dans sa forme complète repose sur la révélation du Nouveau Testament (Vern Sheridan Poythress, “Reforming Ontology and Logic in the Light of the Trinity: An Application of Van Til’s Idea of Analogy”; Westminster Theological Journal Volume 57:214).

D’autres exemples de monothéisme —le type de monothéisme qui ne se trouve pas dans le Coran— comprennent :

  • L’Ange de l’ETERNEL(Genèse 18:1-2,17; 32:28-30; Exode 3). Ce sont les textes dans lesquelles Dieu apparaît sous la forme d’un homme.10Dans Exode 3:1-6 l’Ange de l’ETERNEL apparaît à Moïse dans le buisson en feu et dit à Moïse d’enlever ses sandales car il se tenait sur une terre sainte. L’Ange de l’ETERNEL s’identifie dans Exode 3:6 au Dieu d’Abraham, d’Isaac, et de Jacob. Il révèle aussi son nom Yahweh (Exode 3:13-16; 4:1-5). Yahweh s’est révélé petit à petit de manière incompatible avec le monothéisme Unitaire du Coran. Il ressort clairement de l’Exode et des passages sur l’Ange de l’ETERNEL dans la Genèse que Yahweh s’est révélé peu à peu de manière incompatible avec le monothéisme Unitaire du Coran. 
  • Déclarations faites par le Roi David dans les Psaumes (Psaumes 2; 45:6-7 with Hébreux 1:8-9110:1 avec Matthieu 22:35-46)

Ces textes ne sont pas explicitement des textes Trinitaires, mais ils sont incompatibles avec le monothéisme Unitaire (Tawhid). Cependant, ces textes sont compatibles avec le monothéisme Trinitaire révélé par Jésus et pour lequel il fut condamné à mourir sur la croix (Matthieu 26:63-68).

Les enseignements de Jésus au sujet de Dieu

Jésus Christ donne la réponse définitive concernant la vraie forme de monothéisme (Jean 10:30):

  • Le nom de Jésus dans l’Ancien Testament signifie « Yahweh sauve » (Matthieu 1:21; cf. Jonas 2:9).
  • Jésus porte aussi le nom « Emmanuel » qui signifie Dieu avec nous (Matthieu 1:23).
  • Jésus a pardonné les pêchés ; ce que seul Dieu peut faire (Marc 2:1-13).
  • Jésus a dit, « Avant qu’Abraham fût, Je suis » s’identifiant donc avec la manière dont Dieu s’est révélé à Moïse dans le buisson en feu (Jean 8:58-59 avec Exode 3:14-15).
  • Jésus a affirmé l’unité de Dieu lorsqu’il a enseigné, « Moi et le père nous sommes un » (Jean 10:30).
  • Jésus a accepté l’adoration des autres  (Matthieu 8:214:3315:2520:2028:17Marc 5:6).11Il y a beaucoup de confusion dans l’Islam à propos du mot « Evangile » et des Evangiles chrétiens parce que le Coran parle de l’ « Evangile » (Injeel en arabe) en tant que livre saint envoyé du ciel à Jésus (Cf. Coran 5 : 46-47 ; 57 : 27) qu’Il aurait donné à ses disciples. Or, Jésus n’a jamais donné ni vu un livre saint. Jésus n’a jamais donné un livre à ses disciples.  Le Injeel coranique n’existe pas et n’a jamais existé tandis que les Evangiles chrétiens sont des livres réels.
    Longtemps avant le Coran, le mot biblique « Evangile » (en grec : εὐαγγέλιον) se référait à la bonne nouvelle et à la prédication (en grec : εὐαγγελίζω) de la bonne nouvelle du royaume de Dieu, du Messie de Dieu (Christ) et à ce que Jésus a accompli (1 Cor. 15 : 1-4).Après la mort de Jésus sur la croix, sa résurrection, son ascension au ciel, ses disciples ont prêché la bonne nouvelle et ensuite l’ont mise par écrit sous forme de livres que les chrétiens appellent les Evangiles : Matthieu, Marc, Luc et Jean.  Ce sont des récits d’inspiration divine concernant la bonne nouvelle de la mort de Jésus pour le péché, sa victoire sur le diable et la mort, et la vie éternelle pour ceux qui croient en lui (Jean 20 : 30-31).  Si vous n’avez jamais lu un Evangile chrétien, je vous recommande de lire l’Evangile de Jean.
    Non seulement le Coran invente un livre qui n’a jamais existé (Injeel), mais il nie la mort de Jésus sur la croix et sa résurrection, et il invente un temps dans le passé où toute l’humanité aurait confessé la foi islamique, appelé « Le Jour Du Covenant ».

L’enseignement de Jésus sur le monothéisme s’est justifié quand il est ressuscité d’entre les morts, ce qui relie la doctrine chrétienne de la Trinité avec l’événement historique de la résurrection de Jésus d’entre les morts.

La doctrine Trinitaire et l’œuvre de Dieu dans l’histoire se sont rejoints à la perfection dans l’un des titres les plus importants de Jésus : le Christ.

Le titre « Christ » fait référence à l’autorité de Jésus pour définir la vraie forme de monothéisme.

La vie, les enseignements, la mort, la résurrection et l’ascension de Jésus Christ sont des événements historiques et des raisons pour lesquelles les chrétiens sont monothéistes Trinitaires. Le Coran est confus (et probablement contradictoire) car :

    1. Le Coran n’affirme pas le monothéisme Trinitaire (Coran 4:171; 5:73) et rejette la mort de Jésus Christ sur la croix (Coran 4:157), et donc sa résurrection d’entre les morts.
    2. Le Coran fait référence à Jésus comme le « Messie/Christ » (Coran 3:45)

La raison pour laquelle le Coran est confus et contradictoire à ce sujet est le fait que le Messie/Christ soient des titres-clé qui confirment : (1) La relation de Jésus avec le Saint-Esprit, la Troisième Personne de la Trinité (1 Samuel 16:13; Jean 1:32-34; 20:22; (2) la relation de Dieu avec son peuple par la foi en Jésus (Actes 2:36-41)12Actes 2:36–41
36 Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié. 37 Après avoir entendu ce discours, ils eurent le coeur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : Hommes frères, que ferons-nous? 38 Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint Esprit. 39 Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. 40 Et, par plusieurs autres paroles, il les conjurait et les exhortait, disant : Sauvez-vous de cette génération perverse. 41 Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés ; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s’augmenta d’environ trois mille âmes.
; et (3) la mort, la résurrection et l’ascension de Jésus à la droite de Dieu le Père.13

Certains musulmans peuvent rejeter les plus de 500 références au « Christ » dans le Nouveau Testament et peuvent argumenter que les Ecritures chrétiennes sont corrompues ; ils ne savent donc pas de quelle manière les titres de Messie/Christ sont utilisés dans la Bible. Mais ceci expose l’une des divergences importantes de l’islam par rapport aux religions abrahamiques que sont le christianisme et le judaïsme : l’islam est détaché de l’histoire rédemptrice. J’entends par cela que l’islam repose entièrement sur la récitation des paroles et la vie d’un seul homme ainsi que sur ses déclarations concernant ce qui est supposément arrivé des siècles avant lui. Le détachement de l’islam de l’histoire rédemptrice est une nouveauté et il s’agit d’une corruption de la religion abrahamique, « La foi hébraïco-chrétienne n’est pas issue d’une spéculation philosophique élevée ni d’expériences mystiques profondes. Elle découle des expériences historiques d’Israël, anciennes et nouvelles, dans lesquelles Dieu s’est fait connaître » (George Eldon Ladd).

  1. Pierre, un disciple de Jésus, a reconnu Jésus comme le Christ dans Matthieu 16:13-2314Matthieu 16:13–23
    13 Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? 14 Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean Baptiste ; les autres, Élie; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes. 15 Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ? 16 Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.17 Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. 18 Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. 19 Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. 20 Alors il recommanda aux disciples de ne dire à personne qu’il était le Christ. 21 Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. 22 Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. 23 Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes.
    et Jésus expliqua ce titre par rapport à sa mort et sa résurrection.
  2. Jésus a témoigné devant le grand prêtre et le Sanhédrin qu’Il était le Christ ; il fut condamné pour blasphème (Matthieu 26:63-68).15Matthieu 26:63–68
    63 Jésus garda le silence. Et le souverain sacrificateur, prenant la parole, lui dit : Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu. 64 Jésus lui répondit : Tu l’as dit. De plus, je vous le déclare, vous verrez désormais le Fils de l’homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel. 65 Alors le souverain sacrificateur déchira ses vêtements, disant : Il a blasphémé ! Qu’avons-nous encore besoin de témoins ? Voici, vous venez d’entendre son blasphème. Que vous en semble ? 66 Ils répondirent : Il mérite la mort. 67 Là-dessus, ils lui crachèrent au visage, et lui donnèrent des coups de poing et des soufflets en disant : 68 Christ, prophétise ; dis-nous qui t’a frappé.
  3. Pierre a prêché que Jésus était le Christ dans Actes 2:32-36, définissant “Christ” en fonction de la mort de Jésus sur la croix, sa résurrection d’entre les morts et son ascension aux cieux,

Actes 2:32–36 
32 C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité ; nous en sommes tous témoins. 33 Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père le Saint Esprit qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez. 34 Car David n’est point monté au ciel, mais il dit lui-même : Le Seigneur a dit à mon Seigneur: Assieds-toi à ma droite, 35 Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. 36 Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié.

Jésus a laissé aux chrétiens deux signes qui confirment le monothéisme Trinitaire

En outre, deux des rites les plus importants transmis par Jésus à l’église mettent en lumière l’histoire et le monothéisme Trinitaire : (1) La Cène met en lumière l’œuvre de Dieu dans l’histoire qui a abouti à Jésus (Luc 22:14–20; voir aussi 1 Corinthiens 11:23-26),16“… dans toutes les églises, sur tous les territoires, il y a un rite, généralement effectué le premier jour de la semaine, dans lequel, au milieu de nombreuses variations concernant les détails, un élément est fixe et central, à savoir, que le pain est rompu, et que le fruit de la vigne est versé est bu ; et que celui qui rompt le pain et verse le vin dit qu’il le fait pour obéir à un ordre formel du Sauveur la nuit avant sa mort ; pour cela, cette nuit-là, il prit lui-même le pain, le rompit, et le donna pour qu’il soit mangé, versa le vin et le donna pour qu’il soit bu, en disant que le pain était son corps brisé, et que le fruit de la vigne était son sang versé pour les hommes, en concluant : « Faites-cela en mémoire de moi.  » (William Henry Temple Gairdner, The Eucharist as Historical EvidenceThe Nile Mission Press, Cairo, Egypt). Et (2) le baptême souligne le fait que Jésus ait pleinement révélé le monothéisme comme Trinitaire (Matthieu 28:18-20).17“Le baptême chrétien est administré non pas « au nom de trois Dieux, ni de deux créatures et un Dieu, ni de trois parties de Dieu, ni de trois stades de Dieu ; mais au nom d’un seul Dieu qui est éternellement  Père, Fils et Esprit (Grégoire de Nysse,“Not Three Gods,” NPNF [Select Library of the Nicene and Post-Nicene Fathers of the Christian Church. 1st Series, 14 vols. 2nd series, 14 vols. Edité par H. Wace et P. Schaff] 2 V, pp. 331–37)… Son importance liturgique, sa place stratégique dans l’Évangile de Mathieu comme l’ordre final du Seigneur, et le fait que les écrivains chrétiens des premiers temps s’y soient référés si souvent fait de ce texte la pièce maîtresse de l’enseignement trinitaire. Il affirme implicitement la divinité, la distinction, l’égalité et l’unité du Père, du Fils et de l’Esprit. Il suppose et appelle un acte d’adoration et de profession de foi en un Dieu trinitaire (Cyrille de Jérusalem, Catechetical Lectures. XVI.4, NPNF 2 VII, p.116)” (Thomas Oden, The Living God: Systematic Theology, Vol. I:202).

La Doctrine chrétienne de la Trinité et la Croyance en un seul Dieu implique du mystère

La doctrine chrétienne de la Trinité est révélée par Dieu ; cependant, cela ne signifie pas que nous pouvons pleinement et entièrement comprendre  cette glorieuse vérité. Dieu est plus grand que notre capacité à le comprendre pleinement.

Dans l’histoire de l’église, Saint Augustin (354-430) a probablement plus réfléchi à la doctrine de la Trinité que n’importe quel autre écrivain non inspiré, à l’exception, peut-être, de Jean Calvin. Il y a une histoire à propos d’Augustin qui marche sur le rivage de l’océan, profondément perplexe à propos de la doctrine de la Trinité. Pendant qu’il méditait, il observait un petit garçon avec un coquillage, qui courait vers l’eau, remplissait son coquillage et versait l’eau dans un trou qu’il avait fait dans le sable.

Le tableau « La Vision de Saint Augustin » par Sandro Botticelli (vers 1488). Un petit garçon explique à St Augustin qu’il essaie de mettre la Mer dans le petit trou qu’il a creusé.
“La Vision de Saint Augustin” par Sandro Botticelli (c.1488)

“Que fais-tu mon petit bonhomme ? » demanda Augustin.

« Oh, » répondit le garçon, « J’essaie de mettre l’océan dans ce trou. »

Augustin avait appris sa leçon, et passant son chemin, s’exclama, « C’est ce que j’essaie de faire ; je le réalise maintenant. Debout sur les rivages du temps, j’essaie de mettre dans ce petit esprit fini des choses infinies. »18L’histoire est peut-être mythique, mais elle est donnée pour illustrer la grandeur de Dieu. Une version similaire est relatée par Alister McGrath qui avait écrit, « Pour Augustin, c’est simple : Si comprehendis non est Deus. Si votre esprit parvient à l’appréhender, ce ne peut être Dieu. Nos pensées sur Dieu sont condamnées à sembler illogiques et confuses, justement parce que ce à quoi elles réfèrent dépasse notre connaissance et notre compréhension parfaites » (Introduction à la théologie chrétienne, cinquième édition [Oxford: Wiley-Blackwell, 2011], 235.).

Nous ne devrions pas être surpris que la croyance chrétienne en un Dieu Trinitaire implique des mystères qui dépassent l’esprit humain.

Le Coran peut-il être la parole de Dieu s’il nie le monothéisme Trinitaire ?

Le Coran est-il la parole du seul vrai Dieu ?

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La réponse chrétienne doit être catégorique : « Non ! ». Le Coran ne peut pas être la parole du seul vrai Dieu parce que le Coran ne soutient pas le seul vrai Dieu révélé dans la Bible ni l’œuvre de Dieu dans l’histoire aboutissant à Jésus Christ.

Une Invitation à Croire au seul vrai Dieu

Si vous croyez en Jésus, vous devriez alors être un croyant monothéiste trinitaire qui reconnaît Jésus comme le Seigneur et le Sauveur (Jean 20:27-28). Croyez en Jésus et soyez baptisé(e) au Nom du Dieu Trinitaire (Matthieu 28:18-19; Actes 2:36-42).

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Footnotes

  1. L’islam prétend être un monothéisme absolu et pourtant l’Allah du Coran parle de lui-même au pluriel au moins 72 fois. En quoi est-ce un monothéisme absolu?

References   [ + ]

1. L’unitarisme est une croyance monothéiste commune à l’islam, au judaïsme rabbinique, au sikhisme, à un mouvement du 16ème siècle nommé  Unitarisme, et aux témoins de Jehovah. Au quatrième siècle, il y eut un mouvement unitaire dans le christianisme nommé Arianisme. L’arianisme fut condamné comme hérétique par l’église chrétienne et le monothéisme biblique a été expliqué dans le Symbole de Nicée.
2. Le monothéisme n’est pas « mono »
3. Le rejet par le Coran du shirk est catégorique et absolu (une déclaration concise se trouve dans le Coran 112).  C’est le seul péché pour lequel, même théoriquement, il n’y a pas de pardon. « Certes, Allah ne pardonne pas qu’on lui donne quelqu’associé.  A part cela, Il pardonne à qui Il veut.  Mais quiconque donne à Allah quelqu’associé commet un énorme péché » (Coran 4 : 48). « Certes, Allah ne pardonne pas qu’on lui donne des associés.  A part cela, Il pardonne à qui Il veut.  Quiconque donne des associés à Allah s’égare, très loin dans l’égarement » (Coran 4 : 116). Ceci implique que le shirk est le plus grand de tous les péchés, tous les autres péchés étant moindres. (Mir, Mustansir, « Polytheism and Atheism », in Encyclopedia of Qu’ran, General Editor : Jane Dammen McAuliffe, Georgetown University.
4. Coran 34:20-24,
20Et Satan a très certainement rendu véridique sa conjecture à leur égard. Ils l’ont suivi donc, sauf un groupe parmi les croyants. 21Et pourtant il (Iblis Satan) n’avait sur eux aucun pouvoir si ce n’est que Nous voulions distinguer celui qui croyait en l’au-delà et celui qui doutait. Ton Seigneur, cependant, assure la sauvegarde de toute chose. 22Dis : « Invoquez ceux qu’en dehors d’Allah vous prétendez [être des divinités]. Ils ne possèdent même pas le poids d’un atome, ni dans les cieux ni sur la terre. Ils n’ont jamais été associés à leur création et Il n’a personne parmi eux pour Le soutenir. » 23L’intercession auprès de Lui ne profite qu’à celui en faveur duquel Il la permet. Quand ensuite la frayeur se sera éloignée de leurs cœurs, ils diront : « Qu’a dit votre Seigneur ? » Ils répondront : « La Vérité ; C’est Lui le Sublime, le Grand. » 24Dis : « Qui vous nourrit du ciel et de la terre ? » Dis : « Allah. C’est nous ou bien vous qui sommes sur une bonne voie, ou dans un égarement manifeste. »
Coran 35:40,
Dis : « Voyez-vous vos associés que vous invoquez en dehors d’Allah ? Montrez-moi ce qu’ils ont créé de la terre. Ont-ils été associés à la création des cieux ? Ou leur avons-Nous apporté un Livre qui contienne des preuves [pour ce qu’ils font ?] » Non ! Mais ce n’est qu’en tromperie que les injustes (polythéistes et contrevenants, etc.) se font des promesses les uns aux autres.
Coran 46:4,
Dis : « Que pensez-vous de ceux que vous invoquez en dehors d’Allah ? Montrez-moi donc ce qu’ils ont créé de la terre ! Ou ont-ils dans les cieux une participation avec Dieu ? Apportez-moi un Livre antérieur à celui-ci (le Coran) ou même un vestige d’une science (à l’appui de vos affirmations), si vous êtes véridiques. »
5. Le Coran rejette formellement toute doctrine de la Trinité. Cependant, il devrait être souligné que la Trinité telle qu’elle est comprise et rejetée n’est pas la même que celle enseignée par le dogme chrétien, et définie par les conciles tenus avant la révélation du Coran.  La Trinité coranique semble être une triade composée d’Allah, Marie sa compagne, et Jésus leur enfant (cf. V. 116) ; un concept qui rappelle d’une part les triades stellaires du Panthéon pré-islamique, et d’autre part, le culte de Marie qui frisait l’idolâtrie, pratiqué par certaines sectes chrétiennes d’Arabie, les Mariamites et les Collyridiens.  Il est important de noter que les dénis formels du Coran visent ces points de vue qui sont « hérétiques » par rapport à  l’orthodoxie chrétienne elle-même (Anawati, G.C. “ʿĪsā.”, in The Encyclopaedia of Islam, ed. P. Bearman et al. [Leiden: Brill, 1986-2004]).
Toutefois, le rejet de la « Trinité » par le Coran et l’affirmation du monothéisme Unitaire (Tawhid) est problématique car le monothéisme Unitaire (Tawhid) n’a jamais été enseigné par Moïse, les Ecritures de l’Ancien Testament, ni par Jésus, ni par les Ecritures du Nouveau Testament.
L’importance du monothéisme unitaire (Tawhid) pour la théologie islamique renvoie à un jour mythique enseigné dans le Coran comme étant le Jour du Covenant.
6. “La relation entre la foi monothéiste chrétienne (doctrine) et l’histoire se trouve dans le Symbole de Nicée (381),
Nous croyons en un seul Dieu, Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre (doctrine), de toutes les choses visibles et invisibles (histoire).
Nous croyons en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré et non créé, consubstantiel au Père (doctrine)et par qui tout a été fait (histoire); qui, pour nous les hommes et pour notre salut (doctrine), est descendu des cieux et s’est incarné par le Saint-Esprit dans la Vierge Marie et a été fait homme. Il a été crucifié pour nous sous Ponce Pilate, il a souffert et a été enseveli ; il est ressuscité des morts le troisième jour, d’après les Écritures ; il est monté aux cieux ; il siège à la droite du Père. De là, il reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts et son règne n’aura pas de fin. (histoire)
Nous croyons en l’Esprit-Saint qui règne et donne la vie, qui procède du Père (et du fils), qui a parlé par les prophètes (histoire), qui, avec le Père et avec le Fils, est adoré et glorifié (doctrine) ; nous croyons en une seule Église, universelle et apostolique. Nous confessons un seul baptême pour la rémission des péchés (doctrine); nous attendons la résurrection des morts et la vie du monde à venir. (histoire) Amen.
7. Mathieu 28:18-20 
18Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi : Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre.19Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit,20et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.
Éphésiens 1:18-21
18et qu’il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints,19et quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force.20Il l’a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes,21au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité, et de tout nom qui se peut nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir.
Hébreux 2:14
14Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c’est-à-dire le diable
8. Genèse 1:1–2
1Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. 2La terre était informe et vide: il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme, et l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux.
Genèse 1:26–27
26Puis Dieu dit: Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. 27Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme.
Jean 1:1–3
1Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. 2Elle était au commencement avec Dieu. 3Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle
9. Il est important de comprendre que Dieu s’est révélé petit à petit au cours du temps, Avant l’arrivée de la rédemption du Nouveau Testament, les êtres humains connaissaient Dieu de manière moins approfondie. Cette déficience n’est pas un fait secondaire découlant simplement d’une déficience morale ou mentale chez les individus ou dans la société. C’est une conséquence inévitable de la structure même de l’histoire et la structure de la rédemption. La connaissance humaine de Dieu peut seulement augmenter en phase avec les actions rédemptrices qui élaborent le projet de Dieu.
En conséquence, le caractère trinitaire de Dieu n’est révélé et compris dans que de manière confuse, voilée dans l’Ancien Testament. La théologie Trinitaire dans sa forme complète repose sur la révélation du Nouveau Testament (Vern Sheridan Poythress, “Reforming Ontology and Logic in the Light of the Trinity: An Application of Van Til’s Idea of Analogy”; Westminster Theological Journal Volume 57:214).
10. Dans Exode 3:1-6 l’Ange de l’ETERNEL apparaît à Moïse dans le buisson en feu et dit à Moïse d’enlever ses sandales car il se tenait sur une terre sainte. L’Ange de l’ETERNEL s’identifie dans Exode 3:6 au Dieu d’Abraham, d’Isaac, et de Jacob. Il révèle aussi son nom Yahweh (Exode 3:13-16; 4:1-5). Yahweh s’est révélé petit à petit de manière incompatible avec le monothéisme Unitaire du Coran. Il ressort clairement de l’Exode et des passages sur l’Ange de l’ETERNEL dans la Genèse que Yahweh s’est révélé peu à peu de manière incompatible avec le monothéisme Unitaire du Coran.
11. Il y a beaucoup de confusion dans l’Islam à propos du mot « Evangile » et des Evangiles chrétiens parce que le Coran parle de l’ « Evangile » (Injeel en arabe) en tant que livre saint envoyé du ciel à Jésus (Cf. Coran 5 : 46-47 ; 57 : 27) qu’Il aurait donné à ses disciples. Or, Jésus n’a jamais donné ni vu un livre saint. Jésus n’a jamais donné un livre à ses disciples.  Le Injeel coranique n’existe pas et n’a jamais existé tandis que les Evangiles chrétiens sont des livres réels.
Longtemps avant le Coran, le mot biblique « Evangile » (en grec : εὐαγγέλιον) se référait à la bonne nouvelle et à la prédication (en grec : εὐαγγελίζω) de la bonne nouvelle du royaume de Dieu, du Messie de Dieu (Christ) et à ce que Jésus a accompli (1 Cor. 15 : 1-4).Après la mort de Jésus sur la croix, sa résurrection, son ascension au ciel, ses disciples ont prêché la bonne nouvelle et ensuite l’ont mise par écrit sous forme de livres que les chrétiens appellent les Evangiles : Matthieu, Marc, Luc et Jean.  Ce sont des récits d’inspiration divine concernant la bonne nouvelle de la mort de Jésus pour le péché, sa victoire sur le diable et la mort, et la vie éternelle pour ceux qui croient en lui (Jean 20 : 30-31).  Si vous n’avez jamais lu un Evangile chrétien, je vous recommande de lire l’Evangile de Jean.
Non seulement le Coran invente un livre qui n’a jamais existé (Injeel), mais il nie la mort de Jésus sur la croix et sa résurrection, et il invente un temps dans le passé où toute l’humanité aurait confessé la foi islamique, appelé « Le Jour Du Covenant ».
12. Actes 2:36–41
36 Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié. 37 Après avoir entendu ce discours, ils eurent le coeur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres : Hommes frères, que ferons-nous? 38 Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint Esprit. 39 Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. 40 Et, par plusieurs autres paroles, il les conjurait et les exhortait, disant : Sauvez-vous de cette génération perverse. 41 Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés ; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s’augmenta d’environ trois mille âmes.
13.

Certains musulmans peuvent rejeter les plus de 500 références au « Christ » dans le Nouveau Testament et peuvent argumenter que les Ecritures chrétiennes sont corrompues ; ils ne savent donc pas de quelle manière les titres de Messie/Christ sont utilisés dans la Bible. Mais ceci expose l’une des divergences importantes de l’islam par rapport aux religions abrahamiques que sont le christianisme et le judaïsme : l’islam est détaché de l’histoire rédemptrice. J’entends par cela que l’islam repose entièrement sur la récitation des paroles et la vie d’un seul homme ainsi que sur ses déclarations concernant ce qui est supposément arrivé des siècles avant lui. Le détachement de l’islam de l’histoire rédemptrice est une nouveauté et il s’agit d’une corruption de la religion abrahamique, « La foi hébraïco-chrétienne n’est pas issue d’une spéculation philosophique élevée ni d’expériences mystiques profondes. Elle découle des expériences historiques d’Israël, anciennes et nouvelles, dans lesquelles Dieu s’est fait connaître » (George Eldon Ladd).

14. Matthieu 16:13–23
13 Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? 14 Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean Baptiste ; les autres, Élie; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes. 15 Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis ? 16 Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant.17 Jésus, reprenant la parole, lui dit : Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. 18 Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. 19 Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. 20 Alors il recommanda aux disciples de ne dire à personne qu’il était le Christ. 21 Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour. 22 Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : A Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. 23 Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : Arrière de moi, Satan ! tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes.
15. Matthieu 26:63–68
63 Jésus garda le silence. Et le souverain sacrificateur, prenant la parole, lui dit : Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu. 64 Jésus lui répondit : Tu l’as dit. De plus, je vous le déclare, vous verrez désormais le Fils de l’homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel. 65 Alors le souverain sacrificateur déchira ses vêtements, disant : Il a blasphémé ! Qu’avons-nous encore besoin de témoins ? Voici, vous venez d’entendre son blasphème. Que vous en semble ? 66 Ils répondirent : Il mérite la mort. 67 Là-dessus, ils lui crachèrent au visage, et lui donnèrent des coups de poing et des soufflets en disant : 68 Christ, prophétise ; dis-nous qui t’a frappé.
16. “… dans toutes les églises, sur tous les territoires, il y a un rite, généralement effectué le premier jour de la semaine, dans lequel, au milieu de nombreuses variations concernant les détails, un élément est fixe et central, à savoir, que le pain est rompu, et que le fruit de la vigne est versé est bu ; et que celui qui rompt le pain et verse le vin dit qu’il le fait pour obéir à un ordre formel du Sauveur la nuit avant sa mort ; pour cela, cette nuit-là, il prit lui-même le pain, le rompit, et le donna pour qu’il soit mangé, versa le vin et le donna pour qu’il soit bu, en disant que le pain était son corps brisé, et que le fruit de la vigne était son sang versé pour les hommes, en concluant : « Faites-cela en mémoire de moi.  » (William Henry Temple Gairdner, The Eucharist as Historical EvidenceThe Nile Mission Press, Cairo, Egypt).
17. “Le baptême chrétien est administré non pas « au nom de trois Dieux, ni de deux créatures et un Dieu, ni de trois parties de Dieu, ni de trois stades de Dieu ; mais au nom d’un seul Dieu qui est éternellement  Père, Fils et Esprit (Grégoire de Nysse,“Not Three Gods,” NPNF [Select Library of the Nicene and Post-Nicene Fathers of the Christian Church. 1st Series, 14 vols. 2nd series, 14 vols. Edité par H. Wace et P. Schaff] 2 V, pp. 331–37)… Son importance liturgique, sa place stratégique dans l’Évangile de Mathieu comme l’ordre final du Seigneur, et le fait que les écrivains chrétiens des premiers temps s’y soient référés si souvent fait de ce texte la pièce maîtresse de l’enseignement trinitaire. Il affirme implicitement la divinité, la distinction, l’égalité et l’unité du Père, du Fils et de l’Esprit. Il suppose et appelle un acte d’adoration et de profession de foi en un Dieu trinitaire (Cyrille de Jérusalem, Catechetical Lectures. XVI.4, NPNF 2 VII, p.116)” (Thomas Oden, The Living God: Systematic Theology, Vol. I:202).
18. L’histoire est peut-être mythique, mais elle est donnée pour illustrer la grandeur de Dieu. Une version similaire est relatée par Alister McGrath qui avait écrit, « Pour Augustin, c’est simple : Si comprehendis non est Deus. Si votre esprit parvient à l’appréhender, ce ne peut être Dieu. Nos pensées sur Dieu sont condamnées à sembler illogiques et confuses, justement parce que ce à quoi elles réfèrent dépasse notre connaissance et notre compréhension parfaites » (Introduction à la théologie chrétienne, cinquième édition [Oxford: Wiley-Blackwell, 2011], 235.).